Formation : Communication de crise
Prendre la parole pour ne pas laisser les autres parler à sa place Qu’elle soit sociale, économique ou environnementale, une situation de crise est très stressante pour les porte-paroles. Annoncer à ses salariés la fermeture d’une usine, un plan social, puis s’exprimer devant la caméra d’une chaîne régionale est un exercice difficile pour un dirigeant. En matière sociale, le dirigeant est pris entre la pression des investisseurs et l’angoisse des salariés. La tentation est grande de se taire. Une erreur fréquente dans la communication de crise.
Pourtant, l’absence de discours est une bombe à retardement. Avec Internet, mauvaises nouvelles, rumeurs, vidéos tendancieuses se propagent désormais à la vitesse de la pensée. Laisser les médias ou les élus concernés s’approprier le sujet est dangereux en termes d’image pour l’entreprise. Abandonner aux syndicats le terrain médiatique crée également une zone de turbulence pour le climat interne et donc, pour l’activité de l’entreprise.
C’est, ni plus ni moins, le décalage entre la réalité de la situation et sa représentation dans les médias qui se joue. Un des enjeux majeurs de la prise de parole en situation de crise est d’occuper le terrain auprès des différents publics internes et externes. Bref, de mettre en place une véritable communication de crise, affranchie de toute précipitation. L’entreprise donne ainsi des repères pour une bonne compréhension des faits et ouvre des perspectives sur les moyens mis en place pour sortir de la crise.
L’heure n’est ni à l’improvisation, ni à la réaction : le porte-parole doit sortir du registre des passions pour revenir sur un terrain factuel, exprimer sereinement son message et mieux gérer une situation de crise.